Yves-Rachelle

Jésus à la page...

Yves-Rachelle

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YR - Jésus à la page
Une plume...

Mon enfance avec Jésus

Poste le 12 mai 2020,

Acte 1, scène 1 : Papa & Maman

Depuis toujours, j’entends parler de Jésus, que ça soit à l’Eglise, à l’école, dans certains bouquins comme la Bible, et même dans certaines émissions.

Beaucoup l’idolâtrent et ont fait de Lui une personne particulière.

Selon les Ecritures, Jésus-Christ serait le Fils de l’homme, car il est écrit que Marie, fiancée de Joseph à l’époque, l’aurait porté pendant 9 mois dans son sein, mais aussi le fils de Dieu, car sa conception a été faite par la force du Saint-Esprit (Mathieu 1 : 18).

En d’autres termes, Jésus avait pour mère « Marie » et pour père le « St-Esprit » (Dieu).

Etrange comme conception, n’est-ce pas ?

C’est au travers de mes parents que j’ai su m’approcher de Jésus, car avant ma naissance, dès le sein de ma mère, mes pas allaient tous les dimanches en direction de l’Eglise, le lieu où l’on entend constamment parler de Lui.

Puis en grandissant, j’ai su mettre ma Foi en lui, car mes parents m’en parlaient avec beaucoup d’amour.

Mon père, nous répétait souvent que « Jésus est le chemin, la vérité, la vie (Jean 14 : 6), et que donc il fallait percer nos regards vers lui dans toutes les périodes de nos vies ».

Alors petite, j’avais déjà une attache particulière avec Jésus, car je l’aimais… Sans comprendre réellement pourquoi.

Je me souviens qu’à chaque fois que j’avais peur, je m’adressais à Lui pour Lui demander de me rassurer, lui demander de nous protéger ma famille et moi, et de nous aider dans nos difficultés.

Mon père avait toujours une Bible en main…le socle de sa Foi.

Qu’est-ce qu’il aimait nous parler de Jésus ! C’était réellement sa Passion.

Il nous prenait la Bible et nous racontait toutes les histoires qui y sont écrites.

Il y a une histoire qu’il préférait en particulier, celle du Centenier qui avait un serviteur auquel il était très attaché et qui s’est retrouvé malade, sur le point de mourir. Puis un jour, ce Centenier a entendu parler d’un homme appelé Jésus qui guérissait des malades. Alors dans l’euphorie et dans la peur de perdre son soldat, il a cru en ses pouvoirs. Et en ayant eu Foi en Jésus, le soldat fut guéri en quelques instants (Luc 7 : 2-10).

C’était le rituel de notre père de nous raconter cette histoire tous les dimanches. Il la racontait avec tellement d’émotion et de joie. Il était vraiment drôle… ! On avait presque l’impression qu’il avait vécu cette histoire, comme s’il avait été l’ami de ce Centenier.

Cette histoire était un modèle d’humilité et de Foi pour lui.

Aujourd'hui, l’histoire du Centenier est vraiment symbolique pour moi à cause de tout l’amour, toute l’inspiration que ressortait mon père au travers de celle-ci. 

C’était son histoire d’une certaine manière. Puis quand il finissait de la raconter, nous nous mettions à chanter des cantiques, puis nous priions à tour de rôle. C’est d’ailleurs Papa qui nous a appris à prier.

Tous les dimanches, Papa, Maman, mon frère et mes deux sœurs, nous nous retrouvions dans le salon afin de parler de Jésus. Nous n’avions d’ailleurs pas le choix. Notre présence était requise et obligatoire sinon, malheur à l’un de nous 4.

Toute mon enfance, Jésus a vraiment été comme une source d’inspiration pour moi, car Il l’était pour mes parents.

Bien que j’aimais Jésus, je détestais aller à l’Eglise les dimanches matins, car il fallait se lever tôt pour que nous soyons là-bas aux environs de 10 h... et puis notre Eglise se trouvait à une cinquantaine de kilomètres de chez nous.

Chaque dimanche, nous nous préparions tous, en portant les belles tenues que Maman nous avait préparées. Elle était fan de commandes de vêtements. Au moins, tous les 15 jours, elle était plongée dans ses catalogues comme « La redoute » ou « Verbaudet » afin qu’elle soit coquette tous les dimanches et que nous aussi, nous soyons coquets. Elle aimait énormément nous habiller. Nous voir mes sœurs et moi avec de belles robes, voir mon frère avec de belles chemises… et puis, qu’est-ce qu’elle était coquette ma mère ; particulièrement le dimanche.

Elle aussi avait son petit rituel : « CO.MMAN.DER » ! Comme commandé sur « Ali express » ou « Wish » aujourd’hui.

Quand ses commandes arrivaient, elle était dans tous ses états🤩. Tellement joyeuse de les recevoir et de nous faire essayer ces vêtements. Puis le dimanche, c’était le grand jour de les porter. Fière de nous voir bien habillés.

Malgré les beaux vêtements, mon frère, mes sœurs et moi, avions honte de sortir de notre appartement, de traverser notre quartier résidentiel pour rejoindre la voiture... honte d’être bien habillés et surtout peur de croiser un de nos camarades d’école, honte de dire à nos amis que tous les dimanches, nous allions à l’Eglise; c’était pour nous très « ringard ».

La seule fois où je prenais plaisir à me préparer pour l’Eglise, c’était quand je savais que c’était le jour de la prédication de Papa.

Oui, « Jésus » était la passion de Papa. Et certains dimanches mon Papa était Prédicateur.

Qu’est-ce qu’il était vivant quand il s’adressait à notre communauté et nous partageait ses témoignages, ses réflexions sur la grandeur de Dieu, sur l’amour de Dieu et pourquoi il fallait croire en Lui.

Sur l’estrade avec son beau costume et le micro dans ses mains, parlant devant une centaine de personnes. Qu’est-ce que je l’admirais. Et j’en étais juste fière. J’aimais le regarder. Il avait une telle éloquence.

Nous avons grandi avec un père de Foi, un père qui n’était pas timide, un père qui avait de l’assurance, un père joyeux, et surtout un père très strict envers ses enfants.

Ces images, dans ma mémoire, me manquent tellement… Ce souvenir, cette odeur du passé.

Acte 1, scène 2 : Mon premier témoignage

La Foi de mes parents envers Jésus me donnait beaucoup de force.

A la moindre crainte, je faisais appel à Lui, puis, je me sentais tout à coup beaucoup mieux.

Quand j’étais au collège, certains jours, mes parents me chargeaient de récupérer mes sœurs à leur école, à la maternelle. Du collège à leur école, je devais prendre un bus. Le bus 391 de Sèvres. Et en une quinzaine de minutes, j’étais arrivée.

Mais un jour, en descendant de ce bus, j’ai eu la peur de ma vie !

J’avais souvent l’habitude de traverser sans attendre que le bus ne parte (inconscience🤔). Je ne pouvais donc pas voir si des voitures arrivaient au moment où je traversais. Disons, que je regardais rapidement. Ce jour, fut presque fatal pour moi. Je m’en souviendrais jusqu’à mon dernier souffle.

Ce jour-là, je me suis mise à traverser sans regarder, comme à mon habitude. Et une voiture arrivait ; très pressée, elle ne pouvait attendre elle aussi que le bus ne parte. Elle a donc dépassé le bus sans voir que je traversais à ce moment-là. J'ai juste eu le temps de la regarder arriver et de me dire : « Encore une seconde, et c’est fini, Rachelle ». - Elle était si proche de moi, que je me mis à lever mes mains pour couvrir mon visage, afin de ne pas voir cette voiture me renverser.

Puis je ne sais ce qui s’est passé à ce moment-là, si un ange avait arrêté la voiture, mais de manière surnaturelle, cette femme a eu le temps de freiner. La voiture avait juste eu le temps de me frôler les jambes légèrement sans que je ne ressente une pression.

Quand la voiture s’est arrêtée à la dernière seconde fatale, cette femme, qui conduisait, me regardait toute pâle avec de gros yeux, tout comme moi qui la regardais fixement, et mon cœur qui battait plus vite que la voiture ne roulait, quelques secondes auparavant. Nos regards se sont croisés pendant environ une minute, le temps que nous réalisions l’accident qui aurait dû être commis. Puis, dans mon cœur qui battait la chamade, j’ai crié « merci Jésus de m’avoir sauvé », avant de ne reprendre ma route.

Sur le chemin pour rejoindre mes sœurs, après ce moment d’effroi, je me souviens que mes jambes tremblaient, comme-ci j’allais en perdre l'usage. Je n’avais jamais eu aussi peur. Dire que mes parents auraient pu me perdre ce jour-là.

Ce furent mon premier témoignage et ma première expérience avec Jésus. Je savais que c’était lui qui m’avait gardé. A la fois peur, et reconnaissante… Je crois que ma Foi m’a sauvé ce jour-là, car j’ai toujours cru que Jésus pouvait tout faire, tel un héros.

Et depuis cette histoire, ma Foi n’a fait que de se renforcer en silence, car je n'en avais jamais parlé à mes parents, et ce, juqu'à aujourd'hui.

A chaque fois que j’étais confrontée à une situation difficile, je me souvenais de ce jour-là ; en me disant que si tu as pu passer à côté de la mort hier, alors ne t’inquiète donc de rien aujourd’hui.